Un voile sur la cause des femmes

René Berthier

UN VOILE SUR LA CAUSE DES FEMMES

80 p. – Editions du Monde Libertaire 2009

La question du voile revient de façon récurrente sur le devant de la scène politique et médiatique. C’est la première mesure que prennent les religieux pour asseoir leur autorité, leur présence, leur influence. Les femmes en sont toujours les premières victimes – même si certaines veulent défendre les marques de leur oppression – et les luttes féministes des années 1970 ont du mal à entrer en résonance avec les préoccupations des jeunes filles des années 2000.

Il s’agit donc de déconstruire le modèle idéologique religieux sur lequel se fonde l’oppression des femmes. La question de l’islamisme et du féminisme est ici posée.

Sommaire

Sur le « féminisme islamique » 1

Théologie féministe et contrôle social des femmes 13
Pour une théologie féministe 13
Contrôle social des femmes 24

La République française ? Génial ! 33

Débats dans le Monde libertaire 51

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Reflexions sur l’islamophobie

REFLEXIONS SUR L’ISLAMOPHOBIE

par actualité des luttes

mercredi 18 mars 2015

Suite au meeting organisé à Paris le 6 mars 2015 pour lutter contre l’islamophobie, l’Actualité des Luttes sur FPP a réuni quelques invités pour réfléchir sur la pertinence ou non du concept d’ »islamophobie ». En plateau : Ornella Guyet, animatrice de Confusionnisme.info, militante antifasciste et auteure d’une tribune contre le fait de lier des organisations religieuses réactionnaires au combat antiraciste, Germinal Pinalie, militant marxiste qui prépare un livre sur les identitaires de gauche et Brahim, militant de gauche radicale.

Durée : 41 mn

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From Sonsenluttes.net ; Confusionnisme.info ; Archive.org

« Les Indigènes de la République réclament le droit d’être des flics comme les “blancs” »

« Les Indigènes de la République réclament le droit d’être des flics comme les “blancs” »

EXTRAIT de l’émission « Le sous-fascisme, cour des miracles de l’ultra-réaction institutionnalisée » sur Radio Libertaire le 24 novembre 2009.

Cet EXTRAIT (19 min) cible en particulier les Indigènes de la République et affidés.

« Le sous-fascisme, cour des miracles de l’ultra-réaction institutionnalisée »
Une émission sur la mouvance « sous-fasciste », les convergences entre l’extrême gauche et l’extrême droite via l’« antiracisme », l’« anti- » et « alter-impérialisme », l’« anti-sionisme », l’« anti-colonialisme »…

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Emission complète (85 minutes) : cliquer ici.


From Archive.org

Indigènes de la République : derrière le « féminisme islamique », le racisme et le patriarcat

Les groupes anti-avortement dans leur propagande destinée au grand public mettent en avant la question du statut du fœtus, qu’ils assimilent à un être vivant, pour justifier leur combat contre un droit essentiel pour toutes les femmes, qu’elles en fassent ou non usage dans leur vie.

Ce mensonge sur le fœtus leur permet de contrecarrer l’attachement très fort des femmes à la liberté de disposer de leur propre corps : la plupart des mouvements contre l’avortement ne veulent pas se montrer comme des ennemis de la liberté, et la présentation de l’IVG comme le meurtre d’un autre être vivant leur permet de justifier idéologiquement l’interdiction éventuelle de l’avortement. Les femmes ne sont pas des objets, « d’accord » , dira le militant d’extrême-droite « mais le fœtus non plus ».

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L’intersectionnalité : une idée à la mode ?

Monique Rouillé-Boireau

L’INTERSECTIONNALITÉ : UNE IDÉE À LA MODE ?

Réfractions N°39 Automne 2017

« Tout sujet se pose concrètement à travers des projets comme une transcendance, il n’accomplit sa liberté que par son perpétuel dépassement par d’autres liberté. »
– Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe, T.1, p.34.

Depuis quelques temps, on assiste à un renouvellement des termes pour nommer, penser les dominations, en particulier « l’intersectionnalité » et la « racisation », ces nouveaux cadres d’analyse étant censés mettre à jour des dominations occultées, analyser des dispositifs de discriminations invisibilisés, enrichir les théories existantes ou les remettre en cause. L’usage de ces notions, un temps limité au féminisme universitaire ou militant, apparaît maintenant dans le débat public. Bref, ces termes se donnent comme de nouvelles conceptualisations des rapports de domination, et font parfois l’objet d’une réception (ou d’une utilisation) acritique chez nombres de chercheurs et militants.

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« La Fabrique du Musulman » : Trois entretiens sonores

Trois entretiens sonores avec Nedjib Sidi Moussa autour de son livre La Fabrique du Musulman : Essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale paru en 2017 aux Editions Libertalia. Cliquer sur les liens ci-dessous pour les écouter/télécharger.

Interview dans Trous Noirs sur Radio Libertaire / 12-03-2018 / 115 min.

Interview dans La Philanthropie de l’ouvrier charpentier sur Radio Libertaire / 27-01-2018 / 94 min.

Interview dans La Causerie sur Radio Canut / 23-04-2017 / 12 min.

Présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

« La fixation permanente sur les présumés musulmans, tantôt dépeints comme des menaces à l’ordre public ou des victimes du système – parfois les deux à la fois –, s’inscrit complètement dans le réagencement en cours de la société française. Car le vrai “grand remplacement” concerne celui de la figure de l’Arabe par celle du “Musulman”, de l’ouvrier immigré par le délinquant radicalisé, du “beur” engagé par le binational déchu. »

En revenant sur les processus à l’œuvre depuis une quinzaine d’années, cet essai souligne le rôle des politiques, toutes tendances confondues, dans la propagation d’une fièvre identitaire qui brouille les clivages économiques et sociaux. Il interroge l’inclination de certaines tendances de la « gauche de la gauche » qui s’allient par opportunisme ou aveuglement avec des courants réactionnaires censés représenter les quartiers populaires. Il met en lumière l’action combinée de racistes, antiracistes et entrepreneurs communautaires qui conduit à la formation d’une nouvelle caste travaillée par les obsessions religieuses ou raciales. Et cela, à l’image du reste de la société fragilisée par les politiques antisociales des gouvernements et apeurée par le terrorisme islamiste.


From Radio Libertaire / Radio Canut / Editions Libertalia / Archive.org

Fascisme noir

Paul Gilroy

FASCISME NOIR

Transition No. 81/82 (2000), pp. 70-91

(Traduit de l’anglais par Gamal Oya)

En 1938, C.L.R. James écrivait : « Tout ce en quoi Hitler devait exceller ultérieurement, Marcus Garvey le pratiquait déjà au début des années 1920. Il organisait des bataillons de choc qui défilaient en uniforme et faisaient régner l’ordre dans ses meetings, auxquels ils donnaient une tonalité particulière ». Plus tard, James abandonna cette analyse d’avant-guerre, mais son propos n’en évoque pas moins les controverses suscitées à l’époque par le mouvement de Garvey, l’Universal Negro Improvement Association (UNIA). Est-ce que son idéologie en matière de conscience raciale oriente Garvey vers le fascisme ? Ou bien la sympathie qu’il exprimait en faveur des dictateurs européens se fondait-elle sur leurs réalisations pratiques, à l’instar de son enthousiasme pour Napoléon ? Enfin, le leadership militariste de Garvey s’apparentait-il aux techniques des dirigeants fascistes développées en Italie et en Allemagne ?

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Ni racisme, ni racialisme, ni races : Sur la récupération du racisme par la gauche (et vice-versa)

Ni racisme, ni racialisme, ni races : Sur la récupération du racisme par la gauche (et vice-versa)

Débat à la Bibliothèque Anarchiste la Discordia du 25/11/2015

L’idée d’une division de l’humanité en races, et le racisme qui en dérive, ont toujours été utilisés par le pouvoir (politique, économique, religieux, moral) comme un instrument servant à diviser les exploités entre eux. Cependant, dans ce monde ubuesque, on peut trouver des théoriciens universitaires (comme P. Tevanian) et des groupuscules politiques (tels le Parti des Indigènes de la République), qui se réapproprient le concept de « race ». Une racialisation de gauche de la politique (avec des bases prétendument « sociales ») sur laquelle le pouvoir (à travers des groupes comme SOS Racisme) prospère depuis déjà longtemps. Comment s’opposer à cette dérive qui, sous couvert de lutter contre des formes spécifiques de racisme (jamais contre le racisme en tant que tel et sous toutes ses formes), remet à l’ordre du jour la croyance que l’humanité se diviserait en « races » ? Comment viser à la fin du racisme au sein d’une démarche de libération totale, et non dans une optique identitaire qui voudrait valoriser des groupes humains particuliers, au dépens ou en concurrence avec d’autres ?

(222 min.)

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« Stokely Carmichael se servait de la population »

À l’époque où des bombes explosaient dans les églises du comté de Lowndes, Stokely Carmichael commença à venir dans le coin[1]. Il était déjà célèbre. Il fut le premier à utiliser l’expression Black Power (« pouvoir noir ») qui devint un cri de bataille du mouvement des droits civiques. Il avait dirigé plusieurs luttes importantes et inspiré de nombreux activistes par sa bravoure et son courage. Personne ne pouvait nier son dévouement et son engagement. Malheureusement, sa philosophie se réduisait à l’idée que « le pouvoir était au bout du canon d’un fusil »[2].

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La « Race » à coup de poing américain

La « Race » à coup de poing américain

Récit à la première personne d’une descente racialiste à Marseille

Si aujourd’hui dans le milieu toujours plus décomposé la norme est au ressenti, à cette dictature latente des affects, des subjectivités émotives, de l’étalage de ses fragilités, de la victimisation et de l’hystérisation de la politique, je me contenterai ici d’un récit factuel qui n’engage que moi-même et ma présence en cette soirée ensoleillée d’automne à Marseille, voici donc quelques cuillères à café de « ressenti » subjectif, pas bio, sans sucre et sans victimes dedans.

« Nous refusons votre course à l’opprimé. »
– Des racialistes inspirés.

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